Crues de janvier 2026 : L'Aude, la Corse et les Pyrénées-Orientales sous l'eau
- M. Resimatik
- 20 janv.
- 2 min de lecture
Un mois de janvier sous pression
Le mois de janvier 2026 restera comme l’un des plus tendus sur le front hydrométéorologique. Une bonne partie du sud de la France est submergée, avec des crues majeures en cours, des évacuations, des fermetures d’écoles, des routes interdites à la circulation, et des départements placés en alerte.
Le lundi 19 janvier, les précipitations soutenues depuis plusieurs jours ont provoqué une situation critique dans l’Aude, notamment dans le secteur de Narbonne. L'eau continue d’y monter, poussée par la saturation des sols et le débordement des rivières.
L'Aude : écoles fermées, routes noyées, villages cernés
Autour de Narbonne et de Coursan, des zones entières sont sous les eaux. Lundi soir, des évacuations ont été organisées. À Coursan, les champs ont disparu sous les flots et la rivière Aude a quitté son lit. Vu du ciel, c’est une plaine aquatique sans repères. Un système de déversoir protège encore certaines zones habitées, mais les autorités locales restent prudentes : « Aucune crue ne se ressemble », rappelle Edouard Rocher, maire de la commune.
Au total, 42 routes sont fermées dans l’Aude. La circulation automobile est interdite sur de nombreux axes. La police municipale patrouille pour empêcher les imprudences. Plusieurs centaines de foyers sont privés d’électricité.
La Corse balayée par des torrents
Dans le même temps, la Corse est confrontée à des pluies diluviennes. À Propriano et dans d'autres zones rurales, des torrents se forment et traversent les chaussées, emportant troncs et débris. Plusieurs axes deviennent impraticables. Les images montrent des automobilistes filmant, sidérés, des scènes d’inondations soudaines. « C’est la première fois que je vois ça », confie l’un d’eux.
Pyrénées-Orientales : le danger combiné mer et pluie
Le département des Pyrénées-Orientales est également placé en alerte. Après plusieurs heures de fortes pluies, la nuit du 19 au 20 janvier est redoutée : de nouveaux épisodes pluvieux sont attendus, couplés à des vents violents et des vagues qui empêchent l’eau de s’évacuer vers la mer. Résultat : risque de crues par refoulement et de submersion locale.
Une situation emblématique d’un climat plus chaotique
Ce nouvel épisode rappelle une constante qui se confirme mois après mois : les précipitations extrêmes ne laissent que peu de temps pour agir. Chaque crue est différente, chaque département est touché à sa manière, et l’imprévisibilité devient la norme.
Les réseaux, les habitations, les écoles et les routes ne sont pas conçus pour ce niveau de répétition et d’intensité. Ce n’est plus une anomalie météorologique : c’est une mutation structurelle du climat.
Résimatik appelle, une nouvelle fois, à une adaptation rapide et localisée, reposant sur des dispositifs simples mais efficaces : batardeaux, alertes ultra-locales, circuits d’évacuation autonomes, protection des réseaux, formation des élus et des citoyens.
Car la prochaine montée des eaux ne sera pas un événement. Elle est déjà une habitude.



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